Cette fois, c’est officiel. Alors qu’il n’a aucun match de prévu à son programme ce week-end, l’Évreux FC est devenu champion de DH hier en fin d’après-midi. La raison ? La défaite de son dernier rival, Pacy, sur la pelouse de Lillebonne (0-2). Désormais, plus personne ne peut empêcher les hommes de Dramane Dillain de s’envoler vers le CFA 2, une division qu’il avait quittés en 2010. « Je suis très heureux, se réjouit le coach eurois. C’est l’heure des remerciements envers tous les gens qui ont travaillé avec nous cette année : mon staff, mon adjoint (Sylvain Lambert) avec qui je bosse depuis plus de six ans, les joueurs qui l’ont mérité pour avoir joué trois ans sous mes ordres, les dirigeants qui nous ont fait confiance, ceux qui m’ont mis en place, Matthieu Bodmer en l’occurrence. J’oublie forcément des gens. »

Les Ébroïciens peuvent être légitimement heureux, ils ont réalisé une saison exceptionnelle. Alors qu’ils restent deux journées encore à disputer, ils ont déjà empilé dix-huit succès, possèdent la meilleure attaque du championnat (50 buts) et n’ont chuté qu’à une seule reprise (1-2 devant Pacy, 5e j.). « Si on fait une aussi belle année, c’est aussi parce qu’on a eu des adversaires redoutables, poursuit Dillain. Je tiens à féliciter Manu Huet et Pacy pour leur saison, ils nous ont poussés dans nos derniers retranchements. C’est un gars que je respecte beaucoup parce qu’il y a deux ans, il est reparti de rien après la descente de CFA. Il a tout reconstruit. Je lui tire mon coup de chapeau, grâce à lui j’ai réussi à tirer le meilleur de mon groupe. On est toujours meilleurs dans l’adversité.»

Le plus dur commence

Un groupe, construit par Dillain depuis trois ans, qui avait déjà réussi une phase retour de qualité l’an passé (2e au final) et qui a su faire preuve d’une régularité hors du commun cette saison. Autour d’anciens comme le capitaine Balla Fall ou de jeunes tels qu’Ibrahim Boucetta, l’EFC a toujours donné l’image d’un collectif que rien ne pouvait ébranler, un collectif qui a su garder la tête froide alors que semaine après semaine, la pression mise par le FCR et Pacy, le forçait à gagner chaque match. D’ailleurs, dans le money-time, Évreux a montré son meilleur visage, il reste sur huit succès d’affilée, série en cours. « C’est maintenant que le plus dur commence, conclut l’entraîneur. On va devoir aller en CFA 2 avec des moyens limités. Mais on a le sentiment du devoir accompli d’autant qu’au quotidien, ce n’est pas simple. Évreux, ce n’est pas toujours rose, il faut gérer, élever la voix. C’est la victoire d’un club, d’un état d’esprit. »

À noter que les Eurois étrenneront leur nouveau statut dimanche prochain sur le terrain du Mont-Gaillard.


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