Réduit à dix et ballotté en fin de partie, Evreux a tout de même consolidé son statut de leader grâce à un petit but inscrit à l’issue d’une excellente première période.


Qui arrêtera Evreux ? Pas Déville-Maromme, en tout cas. Cinquième avant la rencontre, l’ALDM constituait pourtant le mieux classé parmi les six derniers adversaires au calendrier de l’EFC, ce qui n’a pas empêché l’équipe de Dramane Dillain d’ajouter un quinzième succès (en 21 journées) à sa collection de la saison.

Pour le coup, c’est le tout jeune latéral droit Ibrahime Boucetta qui offrit le but libérateur d’une splendide frappe croisée de 20 mètres (1-0, 38e). Une juste récompense, alors que le leader ébroïcien avait dominé de la tête et des épaules une première période à sens unique. Seulement, en ne convertissant pas de nombreuses situations chaudes, comme ce contrôle manqué par Lam en excellente position (15e), les tentatives de l’inépuisable Mateus (18e, 23e, 34e) ou les nombreux centres venus de la gauche, les partenaires de Mohamed Benmansour restaient alors à portée de leur adversaire.

La frappe de Boucetta

« A 1-0 à la pause, on est un peu le cul entre deux chaises. On choisit de défendre davantage, mais Déville a nettement élevé son niveau », analysait ainsi Dramane Dillain après la partie. Alors qu’un coup franc rentrant d’Oulaitoh (53e) faillit mettre Evreux à l’abri, les banlieusards rouennais firent en effet régner le suspense jusqu’au bout, notamment au cours d’un dernier quart d’heure à déconseiller aux supporters ébroïciens les plus cardiaques. Pas d’occasions franches, hormis une lointaine frappe hors cadre de Mallet (67e) et un corner cafouilleux que Mateus repoussait loin des cages locales (80e), mais plutôt une pression constante appuyée par un football visiteur chatoyant et l’expulsion du milieu ébroïcien M’Bodji (82e).

Pas suffisant aux yeux de l’entraîneur dévillo-marommais Mohamed Imeloui. « Je suis frustré de cette entame où on a manqué d’envie, mais au final, le résultat et le classement s’avèrent logiques. Même si je suis content de notre réaction après la pause, ainsi que des louanges régulièrement reçues de la part des trois premiers, on se situe au-dessous d’Evreux, Pacy et Rouen. Sur ce match, il nous manque par exemple clairement un leader comme le milieu ébroïcien Akdim, qui ne cesse d’haranguer et encourager ses équipiers. »

De son côté, Dramane Dillain se satisfaisait évidemment des quatre points, très précieux au cours d’un sprint final toujours aussi stressant et échevelé.


Source : Paris Normandie

ce site a été créé sur www.quomodo.com